Le mois du film documentaire s’est s’achevé sur le territoire du Lamentin. Contexte sanitaire oblige, il n’y a pas eu comme de coutume de projections publiques des films programmés. Elles ont été remplacées par des interventions dans les établissements scolaires.

Cette année, la 21ème édition du « mois du doc », mois du film documentaire, a été particulière, car touchée elle aussi par le contexte de crise sanitaire de l’épidémie de la Covid 19. La majeure partie des projections a été annulée ou a été faite en ligne.

En Martinique, les projections publiques prévues par le service d’animation Comme Chez Soi de l’Office de la Culture de la ville du Lamentin n’ont pas échappées à cette règle. Elles ont donc aussi été annulées. Cependant, les projections dans les lycées ont été maintenues, quand cela était possible et dans le respect des gestes sanitaires.

A Place d’Armes et à Acajou

Ainsi, les lycéens de Place d’Armes ont pu voir « chère anorexie » de Judith du Pasquier. Ce documentaire a offert aux jeunes la possibilité d’en savoir plus sur « ce mal », trouble du comportement alimentaire essentiellement féminin qui apparait le plus souvent à l’adolescence. Il entraîne une privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. L’anorexie reste une énigme pour les familles, les médecins, les jeunes et pour les jeunes filles elles-mêmes.

Les lycéens ont pu aller plus loin sur le sujet après la projection au cours d’un débat avec la diététicienne-nutritionniste Lyvia Rosil. Résultat, beaucoup d’interrogations des jeunes, face à un sujet peu connu et toujours un peu tabou de nos jours.

Au lycée Acajou 2, suite à la projection de « Kytangomigo Ema, Carnet de voyage », les jeunes ont échangé avec Christian Fôret, le réalisateur du documentaire sur cette expédition. Celle-ci s’est déroulée en kanawa (pirogue amérindienne) avec la traversée de la Caraïbe par les équipiers de l’association Karisko du 9 au 22 mai 2010 à Grenade, Carriacou, Union Island, Bequia, Saint Vincent  Sainte-Lucie et à la Martinique.

Là aussi, les questions ont fusé et l’échange a été fructueux avec les lycéens, notamment sur le métier de réalisateur et les conditions de tournage.

Il convient de rappeler que le but de ces projections documentaires est de redynamiser l’intérêt à ce mode de réalisation par rapport à la fiction, mais aussi de poursuivre l’éducation à l’image et pourquoi pas susciter des vocations chez les jeunes.

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