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Origines

La rivière Lézarde, le plus grand "fleuve" de la Martinique (35 Km) recueillait autrefois sur ses rives, nombre de lamantins, mammifères marins aujourd'hui disparus, que l'imagination des voyageurs confondait avec les sirènes de la mythologie.

Cette basse région de la Martinique, avec sa mangrove et ses pays noyés par les fortes pluies, conserve dans son nom, le souvenir de ces pacifiques animaux, chassés pour leur viande par les premiers habitants amérindiens et européens.

Paroisse importante dès la fin du XVII. Siècle, commune en 1837, les 6000 ha de rivière La Lézarde, devenue Le Lamentin, furent le grenier de la Martinique.
La plaine fertile produisait les plus grandes surfaces de cannes à sucre que le rebord des mornes agrémentait de cultures vivrières variées. Etablis au carrefour des routes nord-sud et est-ouest, noeud des communications terrestres essentielles de l'Île, les planteurs du Lamentin imprimèrent leur marque dans l'histoire du pays.

En 1790, ils stoppèrent à la bataille de l'Acajou les troupes venues de Saint Pierre, infligeant à l'armée républicaine de Dugommier de très lourdes pertes.
La Martinique a toujours du compter avec ceux qui règnent sur cette plaine centrale. Hier producteurs agricoles et industriels, aujourd'hui de plus en plus géants commerciaux.

Animal aquatique

Beaucoup de Lamentinois le savent sans doute, leur commune doit son nom à un animal aquatique, le lamantin. Mais qui est vraiment ce mammifère marin dont l’espèce est de moins en moins répandue. Explications.

Lamantin, avec un “a” au milieu, est le nom générique de trois espèces appelées siréniens. Elles sont toutes originaires de l’hémisphère sud. Il y a le lamantin du fleuve Amazone, en Amérique du Sud, celui d’Afrique de l’Ouest tropicale et enfin celui des Antilles qui se promenait entre la Floride et les côtes des Antilles en passant par le Golfe du Mexique. Le lamantin tire son nom de son cri plaintif, ressemblant à des lamentations. C’est un animal massif, physiquement proche des phoques. Il est lent et maladroit. Adulte, il mesure entre 2,50m et 4,50m et peut peser jusqu’à 600 kgs. L’espèce a été un moment en voie de disparition car elle a subi une chasse intensive pour sa peau et sa graisse. Certains pays en ont fait aujourd’hui une espèce protégée car ils nettoient les canaux d’irrigation en y broutant les plantes aquatiques susceptibles de les boucher.

On dit que la commune du Lamentin doit son nom aux lamantins des Antilles. En effet, au 17e siècle, son territoire était inhabité à cause des nombreux marécages qu’on y trouvait. Seules des espèces aquatiques y séjournaient dont les fameux lamantins. A l’arrivée des colons, la chasse aux lamantins fut ouverte alors que, jusque là, les Caraïbes respectaient ces siréniens, surtout par superstition parait-il. En moins d’un siècle, chassés par les colons, les lamantins disparurent de notre île

Le Vieux bourg

Le vieux bourg du Lamentin garde pourtant ses dimensions modestes et ses rues d'autrefois autour de l'église, du cimetière et d'une mairie entre-deux-guerres.
Tout autour, les quartiers anciens, souvent défigurés d'habitat insalubre voire douteux, sont peu à peu repoussés par les lotissements et les lourdes villas bétonnées côte à côte des nouveaux riches de l'administration ou des entreprises.
Le coeur du bourg s'offre les hardiesses architecturales invisibles d'une "très grande bibliothèque" martiniquaise et une maison de la culture dynamique, présentant l'une et l'autre d'intéressantes expositions. Un rassemblement annuel de majorettes et le festival de la clarinette mettent une note d'originalité remarquée dans la vie culturelle martiniquaise.

Touché par la crise depuis les premières difficultés de la canne à sucre, le Lamentin a connu jusque dans un passé récent des drames sociaux aigus, de grandes grèves agricoles et des épreuves de force qui firent des victimes, notamment pendant les troubles de mars 1961. Fief communiste historique depuis 1920 Le Lamentin accueille chaque année la fête du journal Justice dans la cité qui a vu naître André Aliker, assassiné en 1934 et qui reste marquée par l'avocat Georges Gratiant (1907-1992), maire durant trente ans (1959-1989) et président du conseil général d'après-guerre.

La commune n'abrite cependant pas que des souvenirs du matérialisme historique: l'église Saint Laurent renferme des vitraux protégés sur l'inventaire national portant la signature des artisans d'art Dagran (Bordeaux) et Maumejean (Hendaye et Paris), ces derniers ornant à droite et à gauche les autels de Saint Joseph et de la Vierge. De part et d'autre du porche, deux toiles monumentales du Père Arostéguy (1887-1956), auteurde nombreux portraits et scènes religieuses en Martinique comme en Guadeloupe, qui évoquent ici la mise au tombeau et la résurrection du christ ( 1955) . A l'extérieur, les charmantes fontaines de la place de l'église et, en dessous, du quartier ~ Calebassier, sont. enfin so.rties de l'anonymat: inscrites en 1995 sur l'inventaire supplémentaires des , monuments historiques. Le grand cimetière du bourg Gontient de nombreuses tombes anciennes comme celles des familles Du Buc ou Baillardel de Lareinty et une chapelle commémorative dédiée aux membres de la famille Gallet de Saint-Aurin victimes de la première catastrophe aérienne des Antilles en 1948.

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